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Services immobiliers Royal LePage ltée
et refuges pour femmes battues

Fidèle à une tradition de 86 ans de générosité caritative, qui s'est manifestée à l'échelon local et national aussi bien par des dons que des efforts, les Services immobiliers Royal LePage ltée ont annoncé aujourd'hui la création de la Fondation Un toit pour tous, organisation charitable vouée à la cause des centres d'hébergement partout au Canada. La Fondation s'est engagée à faire don de 1 million $ au cours des trois prochaines années.  

S'appuyant sur un cycle de trois ans de programmes ciblés, qui débute cette année par le soutien des centres d'hébergement féminins, la Fondation Un toit pour tous de Royal LePage réunira des fonds, s'efforcera de sensibiliser le public aux problèmes qui rendent nécessaires l'existence des centres d'hébergement pour les femmes victimes d'agression, et facilitera la démarche éducative visant à prévenir la violence.

http://www.royallepage.ca/French/Shelter/program/faq.htm 

Document des questions et réponses

Pourquoi Royal LePage a-t-elle choisi comme cause les centres d'hébergement féminins?

À titre de société, nous avons toujours joué un rôle actif au sein des collectivités que nous desservons. Nous avons pensé que notre action serait plus percutante si nous axions nos efforts sur une seule cause. Nous avons demandé à nos agents immobiliers, employés et clients de nous aider à trouver une cause nationale qui nous touche tous. Quatre des six causes citées en premier relevaient des centres d'hébergement. Ceci était d'autant plus approprié que nos propres activités ont un rapport avec le logement, et nous savons qu'un foyer peut prendre bien des formes.

Pourquoi Royal LePage se concentre-t-elle sur les centres d'hébergement pour femmes maltraitées?

Au cours des trois années qui viennent, nous nous concentrerons sur les centres d'hébergement féminins car nos recherches ont révélé qu'il s'agissait d'une cause qui avait grand besoin d'appui. Par ailleurs, un grand nombre de nos agents immobiliers et employés ont déjà établi des liens avec des centres d'hébergement féminins situés dans leur collectivité. Il a donc semblé tout à fait naturel de commencer avec ces centres.

N'incombe-t-il pas aux gouvernements de financer les centres d'hébergement pour femmes maltraitées?

Oui, mais ce n'est pas une responsabilité qui leur incombe à eux seuls. Nous avons besoin de centres d'hébergement parce que les femmes battues et leurs enfants ont besoin d'un endroit sûr où se réfugier et où obtenir du soutien et reprendre leur vie en main. Pour mettre fin à la violence contre les femmes, nous devons tous faire quelque chose. Il ne s'agit pas d'une question personnelle mais d'une responsabilité publique, et les centres d'hébergement ont besoin d'être appuyés aussi bien par les entreprises et les particuliers que par les gouvernements.

Royal LePage se sert-elle de cette cause simplement pour vendre de l'immobilier?

Nous avons toujours pensé qu'il nous fallait donner quelque chose en retour aux collectivités où nous conduisons nos activités. Notre entreprise a toujours été très consciente de ses devoirs sociaux. Il semble plus valable de choisir une seule cause qui ait des liens avec nos activités, qui ait grand besoin d'aide et qui importe à nos clients, nos employés et agents immobiliers. Il s'agit d'un vaste problème.

Comment Royal LePage peut-elle changer les choses?

Les changements s'amorcent toujours avec un groupe de personnes qui décident d'agir. Pensez à l'alcool au volant! Autrefois, on trouvait acceptable de conduire alors qu'on avait trop bu. Aujourd'hui, plus du tout. Et ce revirement a pris de nombreuses années et beaucoup d'efforts. La cause des centres d'hébergement féminins est semblable. Si un grand nombre d'entre nous s'unit pour appuyer une cause, l'évolution des mentalités se fera plus facilement.

Que fait Royal LePage pour prévenir la violence, ou bien faut-il la considérer comme une chose naturelle?

Nous travaillons de concert avec la Fondation des femmes canadiennes et d'autres entreprises-partenaires partout dans le pays pour financer des projets visant à prévenir la violence. Nous travaillons surtout avec les adolescents afin de changer les attitudes et d'expliquer en quoi consistent de bonnes relations sentimentales. En soutenant les centres d'hébergement féminins de notre collectivité, nous aidons non seulement cette dernière à offrir un refuge à des femmes et à des enfants mais aussi à éduquer le public et établir des programmes de prévention.

La violence contre les femmes est-elle un vrai problème au Canada ?

Malheureusement si; le taux de fréquence de la violence à l'encontre des femmes et des jeunes filles est très élevé dans ce pays. Selon Statistique Canada, 51 % des femmes au Canada ont subi un acte violent tel que défini par le Code criminel. Une élève du secondaire sur 10 est agressée dans le cadre d'un rendez-vous sentimental.

Qu'entendez-vous par violence contre les femmes?

La violence contre les femmes est un acte choisi contre une victime choisie. Elle prend de nombreuses formes, telles que la violence physique, l'agression sexuelle, la violence psychologique. L'exploitation financière, les injures et le manque de soins touchent particulièrement les femmes d'un certain âge.

La violence psychologique n'est pas vraiment de la violence, n'est-ce pas?

Les injures et la violence psychologique, surtout si subies au cours d'une longue période de temps, peuvent avoir des effets aussi dévastateurs que la violence physique. Vivre avec une personne qui vous terrorise, vous insulte et vous fait peur ébranle l'estime de soi et l'assurance. Une étude de Statistique Canada révèle que le prédicteur le plus fiable de la violence à venir contre une épouse est la présence de violence psychologique.

Qu'en est-il des hommes et des jeunes garçons qui sont victimes de violence?

La violence est inacceptable quelles qu'en soient les victimes. S'il est vrai que des hommes en souffrent, la vaste majorité des victimes dont des femmes. Si nous oeuvrons à l'avènement d'une société qui jugera que la violence à l'encontre des femmes est impardonnable, elle le sera pour n'importe quel membre de la collectivité

J'ai du mal à comprendre pourquoi une femme battue ne quitte pas tout simplement un homme devenu violent à son égard.Et s'il y a des enfants, ne sera-t-elle pas coupable de les rendre témoins d'actes violents si elle reste?

Nous devons nous garder de blâmer les victimes. Les agresseurs sont responsables de leurs actes. Les femmes restent pour de multiples raisons. Rompre au moment où les relations sont violentes est extrêmement dangereux pour une femme. Elle peut craindre, à juste raison, que sa sécurité et celle de ses enfants soient en jeu si elle part. Il se peut qu'elle aime son partenaire (pas la violence toutefois). Il promet peut-être de changer ou menace de se suicider si elle le quitte. Elle ne sait pas où aller se réfugier ou n'a pas d'argent. La violence psychologique peut avoir effrité sa confiance en elle et elle peut craindre de ne pouvoir se débrouiller seule; elle peut croire que c'est de sa faute s'il se montre violent parce que c'est ce qu'il lui dit. Elle voudrait peut-être que ses enfants grandissent avec leur père. La vraie question n'est pas de se demander pourquoi une femme reste, mais pourquoi certains hommes choisissent d'agresser ou de terroriser une femme.

Les hommes violents sont-ils des malades mentaux ?

Les hommes qui choisissent d'adopter un comportement violent estiment qu'ils ont le droit de dominer et contrôler les femmes en les terrorisant, les menaçant, les battant. Aucun fait ne prouve que l'alcool ou les maladies mentales incitent les hommes à se montrer violents à l'encontre des femmes. Ce sont simplement des excuses. Les hommes qui agressent les femmes, agressent rarement leurs supérieurs, leurs amis ou leurs voisins. Ils choisissent de menacer ou de battre une femme, et le plus souvent celle avec qui ils ont des relations intimes.

N'est-ce pas naturel pour les garçons d'adopter un comportement violent ?

La violence est un comportement acquis. Notre société enseigne toujours que certains individus et groupes ont le droit de contrôler d'autres personnes et qu'ils peuvent imposer ce contrôle par l'usage de l'intimidation et de la violence. On apprend encore aux garçons qu'ils ont raison de se montrer agressifs et d'avoir recours à la force pour obtenir ce qu'ils veulent. Nous devons enseigner à tous les jeunes que la violence et l'intimidation ne sont jamais acceptables.

Ne s'agit-il pas d'une question purement féminine ?

Nous avons tous un rôle à jouer pour mettre fin à la violence contre les femmes. Il est particulièrement important que les hommes qui ne sont pas des agresseurs fassent comprendre à ceux qui le sont que leur comportement est inacceptable. Il nous incombe à tous de faire comprendre aux jeunes que la violence n'est jamais un moyen acceptable de résoudre un problème.

Je vis au sein d'une relation de violence. Que me conseillez-vous de faire?

Nous ne sommes pas des experts. C'est d'ailleurs pourquoi nous travaillons en collaboration avec les centres d'hébergement féminins qui connaissent la question à fond. De plus, personne ne peut vous dire quoi faire. Vous connaissez votre situation mieux que quiconque et êtes capable de décider par vous-même. Nous savons, cependant, que la violence empire avec le temps et que vous n'y êtes pour rien. Des tas de femmes se trouvent dans la même situation que vous. Il serait sans doute bon que vous parliez avec quelqu'un de notre centre d'hébergement local. On peut vous aider à voir clair et à déterminer quelles sont vos options, notamment un plan à suivre en cas d'urgence (si vous êtes en danger immédiat, appelez la police). Vous pouvez téléphoner au centre sans donner votre nom si c'est plus facile pour vous.