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NON à la pub sexiste !
La Meute contre les
publicités sexistes est un mouvement informel fondé en 2000 par Florence
Montreynaud et qui vise à lutter contre le sexisme dans la publicité. Ce réseau
international, féministe et mixte est composée de personnes et d’associations
ayant signé le Manifeste "NON à la pub sexiste !" Suite aux violences subies par
des femmes politiques, Florence Montreynaud, écrivaine, cheffe de meute et
militante de toutes les causes féministes, décide de constituer un réseau de
lutte contre les insultes sexistes avec d'autres féministes : les chiennes de
garde sont nées en 1999.
De 1999 à mai 2001, Florence Montreynaud est la première présidente des chiennes
de garde.
Elle publie en 2001 Bienvenue dans la meute ! Réponses aux objections adressées
à ces féministes, femmes et hommes, solidaires de femmes victimes d'insultes
sexistes (La Découverte), 2001 qui est le bilan de la première année d'activité
des Chiennes de garde et une réflexion sur le machisme.
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Meute
Les adhérent-e-s de
la Meute ont dénoncé et décrypté de nombreuses publicités sexistes. La méthode
de la Meute se déploie dans l'espace réel et dans l'espace virtuel. D'une part
dans l'espace réel : la Meute rencontre des promeneurs dans un jardin public
pour montrer des publicités sexistes, susciter un dialogue et sensibiliser au
sexisme dans la publicité. La Meute manifeste devant un magasin qui diffuse des
publicités sexistes. D'autre part dans l'espace virtuel : la Meute diffuse un
site qui est un vrai centre de ressources. Le site est interactif : on peut
signaler une publicité sexiste, on peut agir concrètement en envoyant des
courriels de protestation aux annonceurs qui ont diffusé une publicité sexiste
dénoncée par la Meute. Cette interactivité fait la force et l'efficacité de la
Meute.
La meute des chiennes
de garde - contre la publicité sexiste -
http://www.lameute.fr/
… "
A-t-elle les reins solides ? Vérifiez la solidité de votre entreprise !
" (avec des images de fesses de femme - 3617 Vérif)
… "
Il a l'argent, il a la voiture, il aura la femme " (Audi)
… "
Vous dites non, mais on entend oui. " (Rochers Suchard, avec photo d'une
mannequin nue à la peau couleur chocolat)
… "
Votre fiancée va en rester bouche bée " (avec photo d'une poupée
gonflable la bouche ouverte, pour le téléphone portable Nomad)
… Un
chien-loup léchant une femme (publicité pour le couturier Ungaro)
… "
Babette, je la lie, je la fouette, et parfois elle passe à la casserole "
(pour une crème fraîche) (quelques
exemples récents)
Les publicitaires utilisent hors de propos l'image du corps, surtout
celui de femmes, et des scènes de sexualité ou de violence. Ils les
appliquent à n'importe quels produits (yaourts, voitures, etc.). Sous couvert
de " création ", ils nous imposent leurs normes et leurs fantasmes.
Les publicitaires renforcent les clichés sexistes
>> en enfermant les femmes dans des rôles : " maman ou putain
", " femme-enfant ou salope ", " ange ou démon ",
" maîtresse ou esclave ", " ménagère ou femme-objet ", etc.
>> en montrant les femmes entre elles comme des rivales jalouses ou comme
des lesbiennes exhibitionnistes
>> en représentant les hommes comme des machos obsédés par leur
puissance, des hommes-objets ou des " papas-poules "
>> en opposant petites filles passives et garçons actifs
Ça suffit !
Non aux représentations dégradantes,
dévalorisantes ou déshumanisantes
des êtres humains et des rapports entre eux !
Non, les publicitaires n¹ont pas tous les droits !
Non, le corps humain n'est ni un objet ni une marchandise.
Oui à la sexualité ‹ dialogue de désirs entre des personnes !
Oui au respect de la personne humaine !
Nous n'achèterons pas les produits
vantés par des publicités sexistes.
Nous, signataires de ce Manifeste*,
nous demandons :
1. À toutes et à tous de réagir aux publicités sexistes et de ne plus
acheter les produits vantés par celles-ci. Nous répondrons à cette violence
par le refus de ce que ces publicités veulent nous faire acheter.
2. Aux publicitaires et aux annonceurs de s'engager à ne pas représenter des
êtres humains de manière dégradante, dévalorisante ou déshumanisante.
3. Aux médias de refuser de diffuser des publicités sexistes.
4. Aux élu-es de prendre des mesures pour faire cesser les publicités sexistes
:
… qu'ils
enjoignent aux publicitaires, aux annonceurs et aux médias d'adopter un code de
bonne conduite, élaboré en concertation avec des féministes signataires de ce
Manifeste
… qu'ils
votent une loi antisexiste pour encadrer les pratiques publicitaires
28 septembre 2000
* Ce Manifeste est lancé par Florence Montreynaud, fondatrice du mouvement des
Chiennes de garde et animatrice de la meute.
Il n'engage pas l'association Chiennes de garde.
Si vous voulez vous joindre à nous en signant ce Manifeste, envoyez votre
accord soit par lettre (à Florence Montreynaud 12 rue Elzévir 75003 Paris),
soit par Internet (chefdemeute@@@wanadoo.fr). Indiquez vos prénom, nom et
profession. Ces indications seront rendues publiques.
Faites circuler et signer autour de vous !
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