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HALTE A LA VIOLENCE CONTRE LES
FEMMES DANS LE COUPLE

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http://www.prevention.ch/haltealaviolence.htm
TABLE DES MATIÈRES
LA VIOLENCE CONTRE LES
FEMMES EST TRÈS RÉPANDUE
HALTE A LA VIOLENCE CONJUGALE !
CINQ PRÉJUGÉS; CINQ RÉALITÉS
LA VIOLENCE A DE NOMBREUX VISAGES
LES TACTIQUES DE "MISE SOUS PRESSION"
LA SPIRALE DE LA VIOLENCE
POUQUOI DE NOMBREUSES FEMMES RESTENT MALGRÉ
TOUT ?
COMMENT AIDER LES FEMMES VIOLENTÉES ?
LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES CONCERNE TOUT LE MONDE.
AU CAS OÙ ...
LA
VIOLENCE CONTRE LES FEMMES EST TRÈS RÉPANDUE
En Suisse: Une étude représentative
publie aujourd'hui ces chiffres après avoir interrogé 1500 femmes dans toute
la Suisse.
Une femme sur cinq a subi de la violence physique ou sexuelle dans sa vie
de couple. Deux femmes sur cinq ont connu de la violence psychologique.
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La violence conjugale est très répandue
en Suisse. Bien des femmes connaissent dans leur entourage des victimes
de ce type de violence qui peut prendre des formes multiples.
Certaines femmes sont atteintes directement dans leur
intégrité physique, sexuelle et psychique. Elles sont humiliées,
insultées, contraintes à l'isolement, battues et violées. Bien
souvent, l'agresseur n'est pas un inconnu. C'est leur mari, leur
compagnon.
La violence contre les femmes dans le couple n'est pas
une affaire privée. Elle nous concerne toutes et tous!
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HALTE
A LA VIOLENCE CONJUGALE !
Reconnaître les signaux !
La violence conjugale prend de nombreuses formes qui vont de l'humiliation
à l'extrême brutalité physique. Toutefois, les signaux d'alarme sont toujours
plus ou moins les mêmes. Il importe donc de reconnaître ces signaux pour prévenir
ou stopper la violence quand il est encore temps.
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Nous parlons de la violence dans le
couple
Cette brochure ne décrit que la violence dans le couple. Celle-ci
est un moyen utilisé par l'homme pour dominer sa compagne. La violence
a aussi des effets sur l'entourage, notamment sur les enfants qui
peuvent être perturbés dans leur développement.
Il arrive aussi parfois, plus rarement, que des hommes soient maltraités
par des femmes.
LA VIOLENCE
NOUS CONCERNE TOUTES ET TOUS !
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CINQ PRÉJUGÉS; CINQ
RÉALITÉS
En réalité, la violence conjugale concerne beaucoup de
monde, on la trouve dans toutes les couches sociales et elle provoque souvent
des blessures sévères. Il est souvent très difficile pour les femmes violentées
de quitter leur agresseur.
1 IL EST
FAUX DE DIRE QUE la
violence dans le couple ne concerne que peu de personnes.
EN RÉALITÉ, une étude récente *menée auprès
d'un échantillon représentatif de 1500 femmes dans toute la Suisse établit
que
- au cours de sa vie, plus d'une femme sur cinq (21 %) a subi
de la violence physique et/ou sexuelle dans le cadre d'une relation de
couple.
- au cours des douze mois précédant l'enquête, une femme
sur 16 a vécu de la violence physique et/ou sexuelle dans son couple. Chez
les femmes qui se sont séparées de leur partenaire pendant cette période,
le pourcentage de femmes violentées s'élève à 20%.
- deux femmes sur cinq ont subi de la violence psychologique
au cours de leur vie. Plus d'une sur quatre (26%) en a subi au cours des
douze derniers mois.
- Ces chiffres reflètent des valeurs minimales. Selon les
chercheuses, le nombre d'actes violents commis par des hommes contre leurs
compagnes est vraisemblablement plus élevé.
L'étude évoquée établit aussi que
- plus d'une femme sur deux connaît dans son entourage au moins une femme
qui a été frappée au cours de sa vie par son mari ou ami
- plus d'une femme sur cinq connaît au moins une femme frappée
actuellement par son mari ou ami.
* Gillioz Lucienne, De Puy jacqueline, Ducret Véronique, Domination et
violence envers la femme dans le couple, Payot 1997
2 IL FAUT DIRE
QUE la violence n'a
cours que dans les milieux sociaux défavorisés ou chez les étrangers et étrangères.
Il n'est pas vrai non plus qu'il y ait un lien direct entre chômage et
violence.
EN RÉALITÉ,
la violence contre les femmes dans le couple
traverse les clivages sociaux.
- Elle touche des femmes de tous les milieux, de toutes les
cultures, de tous les âges et niveaux de formation.
- Elle se manifeste dans les villes comme à la campagne.
Exercée par leur époux, ami, amant, compagnon.
3 IL EST FAUX DE
DIRE QUE la
violence est due à une perte momentanée de contrôle de l'homme. Il n'est pas
exact non plus que l'alcool en soit la cause.
EN
REALITÉ, le recours à la violence est un
moyen pour contrôler et soumettre la femme:
- Environ 80% des femmes qui ont subi des violence importantes de la
part de leur conjoint vivent dans une relation où l'homme est dominant.
- Environ 40% des femmes qui, au cours des douze mois précédant l'enquête,
ont subi de la violence physique, disent en avoir été victimes au moins
trois fois. Dans environ 15% des cas, la violence a été fréquente.
- Contrairement à l'image répandue de l'homme violent qui a perdu momentanément
le contrôle de lui-même sous l'influence de l'alcool, l'étude mentionnée
signale clairement que l'alcool n'est pas la cause de la violence mais
l'accompagne dans un certain nombre de cas.
- Pour établir son contrôle, l'homme use de différentes formes de
violence. Il n'a souvent même pas besoin de recourir à la violence
physique et peut se contenter d'intimider la femme par des menaces
incessantes. Si elle ne se soumet pas, l'homme recourt alors à la violence
physique.
4 IL EST FAUX DE
DIRE QUE la violence
dans le couple se résume à une gifle ou un coup. Il n'est pas vrai non plus
que la femme en ressort indemne.
EN REALITÉ,
la violence physique de l'homme contre la femme, telle qu'elle a été observée
dans l'étude menée en Suisse, inclut les actes suivants
- pousser / empoigner / bousculer / gifler / jeter un objet
sur elle / donner un coup de pied / un coup de poing / mordre / battre / étrangler
/ menacer de mort / menacer ou blesser avec un couteau ou une arme à feu.
- Sur quatre femmes violentées physiquement, une est blessée.
- Un tiers des femmes blessées l'a été à plusieurs
reprises.

5 IL EST FAUX DE
DIRE QUE les femmes
violentées peuvent facilement quitter leur agresseur.
EN REALITÉ, de
nombreuses difficultés empêchent les femmes de quitter un mari ou un compagnon
violent :
- Elles ne savent pas où aller.
- Elles n'ont pas d'argent ou ne voient pas comment
concilier leur travail avec la garde des enfants.
- Elles ont peur pour leur vie ou pour celle de leurs
enfants.
- Elles ont perdu toute confiance en elles et ne
trouvent donc pas la force nécessaire pour s'en aller.
- Elles craignent de perdre leur permis de séjour.
- Elles aiment encore leur compagnon.
- Selon une recommandation du Parlement européen, chaque
pays devrait disposer d'une place en foyer d'hébergement pour femmes
violentées pour 10'000 habitants. Concrètement, la Suisse devrait donc
disposer de 700 places alors qu'il n'en existe qu'une centaine aujourd'hui.
Et de nombreux cantons n'ont même pas de foyer pour femmes violentées.
Les treize foyers d'hébergement pour femmes violentées
et leurs enfants, qui existent en suisse, ont publié les chiffres suivants pour
1995 :
658 femmes et 712 enfants ont trouvé refuge dans ces foyers, ce qui représente
20812 nuitées pour les femmes et 22982 pour les enfants.
Ces chiffres ne révèlent que la pointe de l'iceberg. Un nombre équivalent de
femmes et d'enfants a dû être refusé, faute de place, au cours de la même
année.
LA
VIOLENCE A DE NOMBREUX VISAGES
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La violence ne commence pas avec les coups, comme on
le croit souvent, mais bien avant. On a tendance à sous-estimer la
violence psychologique, voire même à ne pas la reconnaître. Parce
qu'elle n'est pas aussi apparente que la violence physique.
La violence psychologique sévit pourtant de
nombreuses manières.
Le texte ci-après détaille
quelques comportements type. Pour vous aider à reconnaître à temps la
violence de votre mari ou compagnon et à vous prémunir contre elle.
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LES
TACTIQUES DE "MISE SOUS PRESSION"
La critique destructrice ou la violence verbale
- Il crie, vous injurie, vous accuse
- Il vous humilie, vous jette des insultes à la figure
- Il fait des remarques dévalorisantes
- Il adopte des attitudes menaçantes
- Il fait pression sur vous en vous culpabilisant
- Il vous force à prendre des décisions contre votre gré
- Il vous dicte ce que vous devez faire
- Il ne vous donne aucun argent pour le ménage ou une somme insuffisante
- Il manipule les enfants
L'abus de pouvoir
- Il veut avoir toujours raison
- Il prend des décisions importantes sans vous demander votre avis
Le manque de respect
- Il vous interrompt sans cesse ou change sans arrêt de discussion
- Il n' écoute pas et ne répond pas
- Il modifie le sens de vos paroles
- Il vous tourne en ridicule devant d'autres personnes
- Il dit du mal de votre famille et de vos ami-e-s
L'abus de confiance
- Il ment
- Il garde certaines informations pour lui
- Il vous trompe
- Il est excessivement jaloux
La démission
- Il ne respecte pas ce qui a été décidé
- Il n'assume pas sa part de responsabilité
Le déni, la contestation, le blâme
- Il minimise ses actes violents et ne vous prend pas au sérieux
- Il nie les abus commis
- Il se décharge de sa responsabilité en prétendant qu'il est violent par
votre faute
Le contrôle économique
- Il s'oppose à ce que vous travailliez à l'extérieur
- Il refuse de vous donner de l'argent
- Il vous reproche vos dépenses
Le comportement autodestructeur
- Il consomme des drogues et boit trop d'alcool
- Il menace de se suicider ou de se faire du mal
- Il menace de dire ou de faire des choses qui auraient des conséquences fâcheuses
L'isolement
- Il vous empêche de rendre visite à des ami-e-s, des parent-e-s ou vous
rend la chose difficile
- Il contrôle vos appels téléphoniques
- Vous devez avoir son autorisation pour vous rendre dans certains endroits,
il vous en interdit d'autres
Les menaces
- Il profère des menaces contre vous ou d'autres personnes
La surveillance et les brimades
- Il arrive en l'improviste ou vous appelle sans cesse au téléphone
- Il vous contrôle
- Il vous met dans l'embarras en public
- Il refuse de s'en aller quand vous le lui demandez
L'intimidation
- Il adopte des attitudes menaçantes
- Il utilise sa supériorité physique pour vous faire peur
- Lors de disputes, il vous bloque le passage
- Il crie
- Il conduit la voiture brutalement
La destruction
- Il s'attaque à des choses auxquelles vous tenez
- Il frappe des objets, les jette autour de lui
La violence sexuelle
- Il vous traite de manière déshonorante et avilissante
- Il vous contraint à accepter des relations sexuelles
- Il vous viole
La violence physique
- Il recourt à la violence contre vous, contre vos enfants, contre les
animaux domestiques
- Il bat, donne des coups de poing, immobilise, mord
L'utilisation d'armes
- Il utilise des armes ou en porte constamment sur lui
- Il menace de vous tuer, vous ou ceux que vous aimez
LA
SPIRALE DE LA VIOLENCE
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Un homme rentre à la maison avec un
cadeau pour sa femme ou son amie. Voilà qui peut être très beau. Mais
un tel geste dissimule parfois des réalités peu réjouissantes.
En effet, la plupart des hommes qui se sont montrés violents envers
leur compagne promettent de changer. Pour prouver leur détermination,
ils rapportent souvent des cadeaux à la maison. Et nombreuses sont les
femmes qui veulent croire à leurs promesses de changement, encore et
encore, malgré la violence présente en arrière fond.
On retrouve le scénario suivant chez beaucoup
d'hommes violents : L'homme fait pression sur la femme en la critiquant,
parfois il crie, l'injurie, la menace. S'il n'obtient pas ce qu'il désire,
il la menace physiquement ou sexuellement et, étape suivante, il met
ses menaces à exécution. Après l'acte violent, l'homme demande
pardon, reconnaît sa culpabilité et promet de s'améliorer. Après une
phase de réconciliation, le cycle recommence. C'est ce qu'on appelle la
spirale de la violence.
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POUQUOI
DE NOMBREUSES FEMMES
RESTENT MALGRÉ TOUT ?
Trois facteurs entretiennent le cycle de violence : L'AMOUR,
L'ESPOIR, LA PEUR
Beaucoup de femmes éprouvent de grandes difficultés à quitter une relation
marquée par la violence.
C'est le cas lorsque la femme
- aime toujours son partenaire. Elle se souvient des bons
moments et croit encore en la relation
- espère encore que tout changera "parce que la
relation n'a pas toujours été aussi violente qu'aujourd'hui"
- a peur que les menaces proférées par l'homme soient mises
à exécution.
Partir est possible !
Il est intolérable de vivre avec un homme qui recourt à la violence
psychologique, physique ou sexuelle.
Les femmes mariées aussi ont le droit de s'en aller La loi (art. 175 du code
civil) le prévoit expressément.
COMMENT
AIDER LES FEMMES VIOLENTÉES ?
SEPT POINTS D'IMPORTANCE VITALE
Avez-vous l'impression qu'une amie, une parente ou une
connaissance est maltraitée ? N'hésitez surtout pas à
lui proposer votre aide. Ci-dessous, quelques conseils sur le soutien à
apporter aux femmes violentées dans leur couple :
- ALLEZ VERS ELLE. Dites-lui qu'elle n'est pas seule
dans son cas, que beaucoup de femmes vivent la même chose. Proposez-lui de
vous raconter ce qu'elle a vécu.
- CONFIRMEZ - LUI que ce qui lui arrive n'est pas
acceptable. Dites-lui qu'elle ne mérite pas d'être menacée, battue ni
maltraitée de quelque manière que ce soit. Rien de ce qu'elle dit ou fait
ne justifie qu'on soit violent envers elle.
- SOUTENEZ - LA en Ami-e. Permettez-lui d'exprimer sa
peur et sa colère. Respectez ses décisions.
- DEMANDEZ - LUI si elle a été maltraitée
physiquement et si elle a besoin d'un traitement médical. Proposez-lui de
l'accompagner pour faire des examens éventuels et porter plainte auprès de
la police si elle le désire.
- RÉUNISSEZ DE L'INFORMATION sur l'aide offerte aux
femmes et enfants violentés, sur les foyers pour femmes, les centres de
consultation, les services sociaux, les services juridiques.
- INFORMEZ - LA sur la protection juridique à
laquelle elle a droit. Accompagnez - la chez une avocate ou un avocat. Si
vous ne pouvez le faire, trouvez une autre personne pour vous remplacer.
LA VIOLENCE
CONTRE LES FEMMES CONCERNE TOUT LE MONDE.
LES HOMMES AUSSI ET
PAS SEULEMENT LES AGRESSEURS.
Les hommes ont un rôle à jouer pour mettre fin à la
violence conjugale contre les femmes et parvenir à des changements véritables.
Tous les hommes ne sont de loin pas des agresseurs. Et pourtant rares sont ceux
qui s'interrogent sur la violence perpétrée, qui s'en indignent et se
solidarisent avec les femmes violentées.
Rares sont ceux qui remettent vraiment en question les stéréotypes masculins
dominants. En n'agissant pas, ils cautionnent implicitement la violence
masculine.
Le recours à la violence exprime un rapport de domination de
l'homme sur la femme. Il reflète aussi l'image de la "virilité" qui
a cours dans notre société. Tant qu'un homme pourra estimer que la violence
contre une femme est une manifestation "normale", voire
"positive" de virilité, cette violence se perpétuera dans le couple.
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HALTE A LA VIOLENCE
CONTRE LES FEMMES DANS LE COUPLE
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La campagne "Halte" à la violence contre les femmes dans le couple
a été préparée et menée par la Conférence des Déléguées à l' Égalité
entre femmes et hommes (l'organisation faîtière des bureaux de l'Égalité en
Suisse).
La campagne est soutenue par les foyers d'hébergement pour femmes et par les
centres de consultation pour femmes victimes de violences sexuelles de Suisse.
Différentes institutions lui ont en outre apporté un soutien financier : la
Fondation suisse pour la promotion de la anté, l'Office fédéral de la santé
publique, la Commission fédérale pour les questions féminines ainsi que
quelques fonds de loterie cantonaux.
AU CAS OÙ ...
Ce que vous devriez faire si vous prévoyez de quitter votre mari ou
compagnon. Prenez si possible
- vos papiers d'identité et documents personnels
- des certificats médicaux si vous en avez
- de l'argent et des habits
- les jouets préférés des enfants
- les clés du domicile
Si vous subissez de la violence dans votre couple, contactez immédiatement
les centres de consultation et d'aide suivants:
- foyers d'hébergement pour femmes violentées
- ligne téléphonique et permanences pour femmes victimes de violences
sexuelles
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FOYERS D'HEBERGEMENT
POUR FEMMES VIOLENTÉES
Bâle 061/681-66-33
Berne 031/332-55-33
Bienne 032/322-03-44
Brugg 056/442-19-11
Fribourg 026/322-22-02
Genève 022/797-10-10
Grisons 081/252-38-02
Liechtenstein 075/232-45-70
Lausanne 021/625-45-76
Locarno 091/743-47-33
Lugano 091/972-68-68
Lucerne 041/360-70-00
Olten 062/212-03-53
Schaffhouse 052/625-08-76
Sion 027/323-12-20
St-Gall 071/223-13-56
Winterthour 052/213-08-78
Zurich 01/363-22-67 |
CENTRES DE CONSULTATION
Genève 022/797-10-10
Fribourg 026/322-22-02
Lausanne 021/329-02-22
Lausanne 021/625-45-76
région Neuchâtel 027/456-56-15
Genève 022/733-63-63
Haut-Valais 077/28-87-80 |
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