La femme battue ?

par le Dr Jamal Badawi

 http://www.lnmf.net/entree2.htm  

la violence contre les femmes 


Aisha (radiya Allahou ‘anha) rapporte : Le Prophète SAWS n’a jamais levé la main sur qui que ce soit, ni sur une femme ni sur une servante, excepté lorsqu’il combattait pour la cause d’Allah SWT.

(Mouslim)

Dans l'événement d'un différent familiale, le Coran exhorte le mari à
traiter sa femme avec bonté et ne pas fermer les yeux sur ses ASPECTS POSITIFS
(voir Coran 4:19).

Si le problème est en rapport avec le comportement de la femme, le mari peut l'exhorter et lancer un appel à la raison. Dans la plupart des cas cette mesure est suffisante. Dans les cas où le problème continue, le mari peut exprimer son déplaisir d’une manière pacifique et diplomate, en dormant dans un lit séparé du sien.

Il y a des cas, cependant ou la femme persiste dans de mauvais traitement délibérés et exprime du dédain pour son mari et néglige les obligations maritales . Au lieu du divorce, le mari peut avoir recours à une autre mesure qui peut sauver le mariage, au moins dans quelques cas. Cette mesure est décrite comme une légère correction corporelle à la manière douce et correcte, mais JAMAIS SUR LE VISAGE, la faire plus comme une mesure symbolique et non à des fins punitives.

Suivez le texte Coranique apparenté:

   
-Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection d'Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !

(an-Nissa verset 34)

Même ici, cette mesure de DERNIER RECOURS est limitée et régie à certaines conditions:

1. Elle doit être vu comme UNE EXCEPTION RARE ? L'EXHORTATION REPETEE POUR LE RESPECT MUTUEL, LA GENTILLESSE ET LE BON TRAITEMENT, qui auront été utilisé bien avant.

Basé sur le Coran et les hadiths, cette mesure peut être utilisée dans les cas de lascivité de la part de la femme ou réfraction extrême et refus des demandes raisonnables du mari sur une base logique (nushuz).

Cependant les autres mesures, tel que l’exhortation, devraient être
essayé en premier lieu.

2. Comme il est défini dans des hadiths, ce n'est pas ADMISSIBLE de FRAPPER QUELQU'UN
AU VISAGE, DE CAUSER TOUT MAL CORPOREL OU MEME D’ETRE SEVERE
.

Ce qu’a qualifié le hadith comme « dharban ghayrah mobarih », où frappe légère, était interprété par les juristes comme un (symbolique) usage de miswak (un petit coup de brosse à dents naturelle)! Ils ont qualifié le frapper " admissible " comme tout ce qui occasionne
aucune marque sur le corps.

3. Le fait que cette mesure soit permise face au sérieux
caractère réfractaire soutenue
N'IMPLIQUE PAS LE DESIRE DU RECOURS A UNE TELLE MESURE. Dans plusieurs hadith, Le Prophète Muhammad SAWS a découragé cette mesure. Parmi ses récits on cite :

« Ne battez pas les servantes d'Allah »

« Plusieurs femmes allèrent se plaindre de leurs maris (qui les battent) auprès de la famille du Messager de Dieu SAWS. Le Messager de Dieu SAWS dit alors :

"Beaucoup de femmes sont venues plaindre leurs maris auprès de la famille de Mohamed SAWS, or ces hommes-là ne sont pas les meilleurs parmi vous».

(Abou Daoud)

«Lors d’un sermon le Prophète SAWS dit :

"Il arrive que l’un de vous fouette sa femme comme il fouette son esclave, puis il aura, peut-être, avec elle des rapports charnels à la fin de ce jour ».

(Boukhari & Mouslim)

Dans un autre hadith le Prophète SAWS a dit :

...Comment fait quelqu'un de vous qui bat sa femme comme il bat le chameau et alors il peut l’embrasser (dormir avec) elle ?...

(Sahih Al-Bukhari,op.cit., vol.8.hadith 68,pp.42-43).

4. La Vrai pour suivre la Sounna c’est suivre l'exemple du modèle qu’est Le prophète Muhammad SAWS, qui n'a jamais EU RECOURS à CETTE MESURE, sans se soucier des circonstances.

5. les enseignements Islamiques sont universels de nature. Ils répondent aux besoins et circonstances des divers temps, cultures et circonstances. Quelques mesures peuvent être efficace dans quelques cas et cultures ou avec certaines personnes mais ne peuvent pas être efficace dans les autres.

Par définition, un 'acte admissible’ n’est jamais exigé, et encouragé ou interdit. En fait, il est MEILLEUR D’EXPLIQUER L'AMPLEUR de l’acceptation, tel, comme dans la question de la « main », plutôt que de le laisser sans restriction et inqualifié, ou ignorer tout de l’ensemble. En l’absence de personne qualifiée sur ce sujet complexe, les gens peuvent interpréter la matière d’agir dans leur propre conception des choses et la mener à l’excès et à de vrais abus.

6. Tout excès, cruauté, violence famililale, ou abus engagé par « Le Musulman » ne peut jamais être suivre la voie , honnêtement, selon les prescriptions coraniques et de la sounnah.

DE TELS EXCES ET VIOLATIONS SERONT BLAMEES SUR LA PERSONNE ELLE-MEME, comme le fait qu'ils justifient leurs insolences en prenant comme appui les Enseignements Islamiques et ordres alors qu’ils manquent à suivre le vrai et la Sounna du Prophète SAWS
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la violence contre les femmes

LA VIOLENCE À L’ÉGARD DES FEMMES,
SES ORIGINES, SES FORMES ET SES CONSÉQUENCES GRAVES

Si les données fiables sur la prévalence de la violence exercée contre les femmes par leurs partenaires sont rares, surtout dans les pays en voie de développement, des recherches de plus en plus nombreuses confirment qu’elle est partout présente. Des études effectuées dans vingt-quatre pays de quatre continents, révèlent que 20 à 50% des femmes sont victimes de la violence physique de leurs partenaires à un moment ou à un autre de leur vie. En moyenne, ces mêmes études révèlent que 50 à 60% des femmes qui subissent la violence de leurs partenaires, sont également violées par eux.


L’ORIGINE DE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES

Mme Rafif Rida Sidawi, sociologue, affirme: “Les ressources de la violence contre la femme sont avant tout culturelles, intégrées dans l’idéologie patriarcale et le stock de stéréotypes culturels qui ne s’arrêtent pas à reproduire la violence, mais à la légitimer. D’où l’immortalité d’un système masculin de persuasion idéologique, un système manipulateur où s’exerce l’action spécifique de persuasion, sans utilisation immédiate de la sanction physique que la femme a connue au Moyen Age et à travers les époques historiques”.

Une question s’impose ici; elle est posée par Mme May Majdalani, psychothérapeute: La mère ne serait-elle pas un des agents les plus importants ayant assuré par son éducation la “socialisation” et du garçon et de la fille?”

Car, pense-t-elle, en traitant les deux d’une façon équivalente, selon leurs potentiels, leurs personnalités respectives, les expectatives de leurs futurs rôles et non selon leurs sexes, la mère serait en train de créer l’homme et la femme de demain, sans idées préconçues.

Il est entendu, comme elle continue à le dire, que “la mère n’est qu’une partie de ce changement... mais, très souvent, la mère de par sa relation avec son mari, son attitude avec sa fille et son fils, laisse une trace très profonde dans le développement de l’enfant pour qui elle constitue la référence dans ses expériences futures”.

La femme, peut-être sans le savoir, est en train d’avoir ce qu’on appelle en anglais un “double standard”. D’un côté, elle demande certains droits et se plaint de la violence qu’elle subit; de l’autre, elle continue à élever ses enfants en favorisant le garçon dans certains domaines et la fille dans d’autres, perpétrant ainsi la différence.


Bien que les rapports inégaux ayant abouti à la domination des hommes sur les femmes favorisent l’expression de la violence, le Dr Chaouki Hitti reconnaît que trois causes constituent une véritable source à la violence: deux remontent à l’enfance (une cause relationnelle due à l’enfance et une autre qui a détruit l’image et la conception de la famille en lui).

La troisième survient plus tard dans la vie, déclenchée par différents facteurs, à savoir: la pauvreté, une maladie nerveuse, une mésentente sexuelle, une nature sadique, un conflit idéologique, dogmatique ou radical, la cohabitation avec la belle-famille...



LA VIOLENCE sous toutes FORMES...


Il distingue entre les manifestations, explicites et implicites, de la violence. La première serait corporelle (coups, gifle, viol...), ou psychologique s’interprétant, dans ce cas, verbalement (cris, insultes, propos dégradants ou sarcastiques, menaces, hurlement...).

La seconde se manifesterait par des mensonges, l’absence de tout contact physique, la non participation aux frais de la famille, à l’éducation des enfants, les sorties nocturnes, le retour tardif à la maison...

Toutefois, le Dr C. Hitti tient à souligner la possibilité d’un revirement de l’agressivité implicite à explicite.

Il y a plus de différences que de similitudes entre les femmes qui ont subi la violence. Toutefois, une étude faite au Canada et aux Etats-Unis note des caractéristiques typiques des femmes violentées.

Selon une étude canadienne, certaines femmes paraissent plus sujettes encore que d’autres à l’abus; il s’agirait, dans ce cas, de femmes pauvres, invalides (physiquement et/ou mentalement)...



DE QUI CRAINDRE LA VIOLENCE?


De nombreuses études ont montré que:

• Les auteurs d’actes de violence contre les femmes sont presque exclusivement des hommes.

• Les femmes ont, surtout, à craindre la violence des hommes de leur entourage.

• Les femmes et les jeunes filles sont le plus souvent victimes de la violence au sein de la famille et entre partenaires.

• Les violences physiques lors des relations intimes sont presque toujours accompagnées de violences psychologiques et verbales graves.

• De nombreux professionnels ou institutions sociales ont souvent tendance à culpabiliser les victimes.

Parmi les nombreuses conséquences préjudiciables pour la santé de la violence à l’égard des femmes, les blessures psychologiques sont, sans doute, les plus graves, car elles sont plus longues à guérir que les blessures physiques. Comme l’a fait observer une victime de la violence recueillie par un centre pour la protection de la femme: “Les blessures du corps guérissent vite. Seules restent les cicatrices... Mais les blessures de l’âme sont beaucoup plus longues à guérir. A chaque fois que je revis ces moments, ces blessures-là recommencent à saigner. Les dégâts psychologiques sont certainement les plus difficiles à réparer”.

Ces victimes de violences sont plus exposées à des comportements d’auto-châtiment et aux problèmes comme la toxicomanie ou le tabagisme.

Aux Etats-Unis d’Amérique, une étude a révélé que les femmes ayant des antécédents de violence sexuelle, étaient presque deux fois plus nombreuses à avoir eu recours à des services de santé mentale au cours des six mois précédant l’enquête, que les hommes et que les femmes qui n’avaient pas subi ce type de violence. D’autres études américaines ont montré que des antécédents de violence ou de viol étaient un facteur prédictif de visites médicales et de coûts médicaux plus marqués que d’autres variables.


Par ANGELA SARRAF